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Mardi 22 décembre 2009 2 22 /12 /Déc /2009 15:15

Bonjour tout le monde,

            Je regrette de ne vous avoir informé de mon sort après les événements de mois dernier comme j’ai prévu de faire. Même si vous lisez ce poste après le nouvel an, je vous tous souhaite d’abord un joyeux Noël et une bonne année. Revenons à l’actualité de jour : les bousculades de novembre. Je vous ai écrit la dernière fois à Gothèye, la site de notre ‘consolidation’ après l’attentat échoué au Niger par le groupe Al-Qaeda du Maghreb Islamique (AQIM: sigle en anglais). Comme ailleurs dans le nord d’Afrique et au début de l’année au Niger, l’attentat s’agissait d’un kidnapping. Mais cette fois ci, pour la première fois c’était des Américains qui ont été visés comme victimes. Après une semaine et demi (après quelques jours le subrégional de Gothèye a été déplacé à Niamey) on a reçu le OK de rentrer au village avec de nouvelles prescriptions qui avaient comme but de gérer le déplacement de volontaires à travers le pays. Presque tout pourrait revenir à normal sauf pour les volontaires de la région de Tahoua et…le subrégional de Gothèye, le mien. Tout le pays a été offert l’option de rentrer aux Etats-Unis ou de rester sur place, les volontaires de Gothèye et Tahoua avaient le même choix sauf nous aurions du choisir un nouveau village avec une attente attendu d’un mois ou peut-être plus à Niamey. Même avec ce choix infortuné trois des volontaires de Gothèye ont choisi de rester et la quatrième n’a pas reçu un choix de village convenable. Pourtant avec la nouvelle stage de volontaires à peine arrivé il y a un mois déménagée à Madagascar, et des volontaires de Tahoua et d’autres de diverses régions décidé à rentrer chez eux, notre nombre ici s’est coupé en deux.

            Après quelques réunions, le travail sur nos nouveaux villages s’est rapidement débuté : dans une période de quelques jours nous avons été présentés avec de village/s potentiels. Au bout de deux semaines nous étions prêt à partir et un mois jour pour jour après le ‘consolidation’ nous nous sommes trouvés en train d’installer des volontaires sur le terrain. Je suis actuellement dans le village de Lido qui se trouve dans la région de Dosso depuis presque une semaine. Ce village qui paraît être plus petit que Larba Birno mais qui profite de son proximité avec la Nigéria et la ville de Dosso. Tandis sa manque de l’électricité et sa distance des grande routes chaussées, Lido tient son compte avec des oranges et canne à sucre vendu dans la rue chaque jour. En plus, certains éléments de la culture traditionnelle nigérienne sont perpétués à Lido ou d’autres les ont laissées à côté : les puits à la tirage de l’âne, l’usage des chameaux, la fabrication des tambourins traditionnels, un forgeron du village, et la production du beurre de cacahuète et arachide. A ce fait, une équipe de télévision burkinabé liée avec la banque mondiale est venue l’autre jour continuer un projet de plantation des arbres acacia et en même temps tourner la vie villageoise traditionelle. Ils voudraient aussi sensibiliser les villageois d’un projet international s’agissant de la vente des crédits de bio-carbone des pays en voie de développement aux pays développés utiliser pour la reforestation du planète. Que le monde est petit, je me souviens d’avoir lu des actualités à ce propos il y a quelques semaines.

            Donc il y a beaucoup à observer de Lido avant même de commencer du vrai travail. Pour le moment je me suis occupé par des visites des écoles et des leçons d’Haoussa, la langue du région. Avec la malchance de n’avoir l’occasion de voir mon nouveau village avant d’y être installé je n’avais aucune connaissance de la langue Haoussa. Le village se trouve près de la frontière entre le pays Haoussa et Djerma donc il y existe quelque personnalités qui maîtrisent le Djerma (et souvent le Français là avec, dû aux études à Niamey ou Dosso). Même si il est un peu dur pour le moment je suis entouré dans certains villages voisins par des volontaires venantes du pays Haoussa, parmi elles deux qui sont des volontaires d’éducation comme moi. Il s’ensuit, j’espère, que je trouverais davantage d’occasions à collaborer avec des projets interdépartementaux.

            Encore un fois je vous souhaite tous un joyeux Noël et une bonne année.

 

Thomas

Par Thomas Leonard
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Mardi 17 novembre 2009 2 17 /11 /Nov /2009 16:34

            Je vous écrit ce mardi dix-sept novembre n’avant la moindre idée comment penser sur mon avenir au Niger. Après un événement ce samedi dernier, le sort de nous les volontaires de corps de la paix Niger, ne semble plus un fait accompli. En ce moment je n’ai pas le droit ni la volonté de vous dire ce que nous est passé récemment, mais il suffit de dire que c’est un bon moment de réfléchir sur la entièreté de ces derniers mois, « to take stock of things », comme on le dit en anglais. Il est bien possible qu’on va revenir tous aux villages et tout se passera comme d’habitude, mais j’ai le pressentiment que au moins quelque chose va changer dans nos vies. La réalité que toute la vie qui s’est créée à Larba Birno puisse si rapidement disparaître et assez inquiétant.

            Pour commencer, il vaut quand même consacrer un peu de temps à résumer le mois d’octobre et le début de novembre. Depuis la dernière fois que je vous ai écrit, l’école a commencé, j’ai voyagé deux fois à Niamey pour célébrer mon premier mois au village et pour le réunion de la région de Tillabéry et Halloween fin octobre, et la moisson s’est réalisé presque en sa totalité. Avec la rentrée scolaire mon travail a trouvé quelque chose de tangible. Le collège a bien débuté avec un taux de participation au dessus de mes attentes et avec un grande nombre des élèves provenant des villages à proximité jusqu’au 40 km de Larba Birno aux deux rives de la Sirba. L’école primaire, après avoir déménagé d’un bâtiment à un autre, n’a pas jusqu’ici commencé des cours. L’école primaire franco-arabe, ou Madersa, après avoir balayé et désherbé le cour devant l’école est resté tranquille, attendant sans rien faire à un enseignant remplaçant pour l’un qui venait d’être transféré à un autre école. En tous cas, mon travail  commençait à se concrétiser avant ce week-end.

            En dépit de l’instabilité politique au Niger, et la manque d’assurance à l’égard de mon avenir ici, la vie commence bien à me plaire. Il est difficile de me rendre compte de la passage de temps et donc de numéroter les heures; jours et mois. La tranquillité de la rivière Sirba et des longues balades à ses côtes n’empêchent pourtant pas que les difficultés de mon travail disparaissent. L’autre semaine un homme prééminent de mon village m’est venu voir un petit matin pour me dire que le dispensaire de village avait un gros manque de médicaments. Je me suis allé pour parler avec l’équipe médicale et peu après je me suis trouvé en disant que je leur aiderais à trouver quelque parti à leur fournir de quoi que ce soit dont-ils avaient besoin. Je ne pouvais pas imaginer comment un dispensaire gouvernemental aurait pu fonctionner sans l’aide de l’état, sans livraison régulier de matériel, sans source de financement ou provision fixe. J’ai fait une petite enquête pour leur part à l’ONG situé au siège de la commune et trouvé qu’elle était la seule source de fournissement des médicaments et qu’ils essaient déjà d’aider autant que possible les dispensaires voisins mais épuisaient ses réserves. En somme, il me paraissaient impossible d’améliorer la situation ou de la comprendre sans davantage de ressources financières et connaissances culturelles. Mais même si je ne peux pas comprendre le tout de la vie quotidienne nigérienne je commence à l’apprécier et comment elle est si éloigné de la mienne. En tenant un aspect du monde modernisé de point de vue des plus appauvris et des plus riches on peut mieux voir des effets de la mondialisation sur d’autres pays comme l’un ou j’habite en ce moment. Pour combien de temps je vais rester ici est la vraie question de l’heure. A ce propos je vous informerai dès que possible.

 

A très bientôt,

Thomas 

Par Thomas Leonard
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Lundi 19 octobre 2009 1 19 /10 /Oct /2009 09:40

Bonjour tout le monde,

            Je viens de commencer mon troisième semaine dans le village de Larba Birno, la Commune de Gothèye, le Canton de Dargol, le Préfecture de Téra, le Département de Tillabéri, la nation de Niger. On croirait qu’on vivait sous le système de Napoléon avec tant de divisions dans un pays, mais non c’est le Niger. Je suis en train de découvrir exactement le legs de l’ère de colonialisme au jour actuel. Au début il me semblait que le Niger s’est éloigné de leur passé plus que d’autres pays africains, mais ces derniers jours je viens de me rendre compte que peut-être c’était qu’il n’avait pas des moyens de s’y accrocher davantage.

            Ce lundi j’ai assisté à une formation d’un ONG internationale qui avait comme but de renseigner les personnes majeurs du village à comment gérer des Organisations Communautaires de Base, plus précisément une nouvelle comité s’appelé WASH. La formation a duré trois jours, mais il m’ a semblé que ces renseignements ne méritaient pas une telle consécration de temps pour apprendre comment faire marcher une comité et ses membres. Le premier jour il fallait une heure ou deux pour écrire un emploi de temps et pour vérifier la présence des composantes. Les deux animateurs ont avait écrit les plans de réunion en français sur des affiches devant la salle de classe au collège et se parlaient en français, mais toute conversation a eu lieu en Djerma et de coup tout est devenu (pour moi) plus compliqué. Une affiche expliquant que faire un trésorier a pris une heure ou plus de discussion passionnée - je me suis perdu rapidement avec mon vocabulaire toujours limité. Les deux animateurs semblaient d’une autre classe sociale. Avec chacun son moto et son eau à boire mis à part et refroidi, ils venaient des villages voisins mais maintenant ils portaient de vraies chemises et se transpiré comme des riches de Niamey dans la brousse. En essayant de ne pas trop appuyer sur des faits négatifs, ce comité de gestion d’eau peuvent éliminer des maladies d’origines hydriques et peut-être un pas important dans ce région sous-développé. En tout cas, il m’a touché de voir comment le système traditionnel s’entend avec la politique traditionnelle : celle des chefs de village et de canton et leurs réunions informels réglant des conflits entre villageois.

            Les systèmes scolaire et politique de Niger, tous les deux construits à la française et avec des salaires payées par les contribuables européens devraient se ressembler aux systèmes européens. Et, du fait, après avoir regardé une chaîne télévisée ivoirienne sur la seule et première parabolique dans le village (oui, il y a toujours quelques riches qui depuis la venue de l’électricité en 2007 se sont ouverts leurs yeux à la technologie ultramoderne) entouré par des vaches trébuchant sur le fil du télé et des feux sur lesquels cuit le pâte de mil, je me suis dit que le Côte d’Ivoire n’était qu’un reflet de la France. Bien entendu, ce reflet n’était qu’un image faible et lointain, mais par rapport au Niger il m’a semblé peu différent.

 

            Aujourd’hui est le 19 octobre et je m’attends à revenir de Niamey à mon village ce-jour même. Avec les élections législatives demain il faut s’éloigné des grandes villes. En parlant de ce que vous venez de lire il faut voir comment ses élections vous font rappeler de celles de la France…on va voir. Après restant tout un mois dans mon village il faisait une choque culturelle de boire de Coca et d’aller au supermarché et même de manger de viande (sauf le fête d’Al-Fitr pour terminer le Ramadan il y a trois semaines on n’avait que quelques poissons de la Sirba chez mon hôte le chef de village). Mais, aux yeux de l’ONU le Niger est le pays le moins développé du monde 182/182, le seul en dessous de l’Afghanistan. Niamey m’a semblé occidentalisé mais ce n’a été qu’un reflet faible et lointain.

 

A plus,

Thomas

Par Thomas Leonard
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Vendredi 28 août 2009 5 28 /08 /Août /2009 17:37

Cette semaine j’ai eu l’occasion de passer une semaine dans mon village où je vais servir pendant mes deux ans ici au Niger. Apres quelques semaines presque entièrement consacré à l’étude des langues nationales. Même si nous avions d’autres choses à faire hors du classe, y compris une visite de Niamey avec un dîner au restaurant, ça faisait du bien de voir davantage du vrai Niger.

Après avoir arrivé assez tardivement dans mon village, après la tombée de nuit; moi et une autre volontaire avons eu la grande plaisir d’aménager ma maison avec moustiquaires, cuisinière, etc. En plus, pour atteindre la porte de ma concession nous avons du passé à travers un petit étang de l’eau stagnée (la route latérite). Après avoir meublé mes deux salles autant qu’il fallait (avec une table à trois jambes) c’était dîner par lampe torche. Je peux dire que je n’avais jamais produit autant de sueur à une fois dans ma vie. Même si cette nuit et les précédents produisaient des questions qu’on n’imagine pas normalement - quand et comment est-ce que je peux détruire mes déchets? combien de seaux d’eaux faudrait-il?…- la vie était paisible et chaleureuse.

Les villageois de Larba Birno m’accueillaient avec beaucoup d’attente, à chaque tour il y avait quelqu’un pour me montrer la voie, pour me demander mille questions à la fois…C’était un travail de patience, mais au moins je ne me suis jamais senti mal à l’aise dans mon village. Hors de me présenter aux dirigeants des associations travaillant auprès des écoles et les directeurs des écoles, j’avais beaucoup de temps libre. Même si les petits choses comme cuisiner prenait plus de temps que d’habitude, j’ai trouvé des temps pour de longues balades par la rivière et ou de lire sous un arbre en mi-journée. Des fois il me semblait comme le temps même s’est arrêté pour un peu de repos. Des gens, surtout les femmes travaillent tous le temps, aux champs, dans des « mines » d’or (des trous dans le terre), mais quand ils se reposent, c’est du vrai repos.

Maintenant je suis au retour vers Hamdallaye passant par Niamey. Je hâte de voir tous mes co-stagiaires et d’entendre comment ils trouvent leurs villages, mais je sais qu’on va tous partir bientôt. On s’est fait amis rapidement dans les semaines récentes mais certains qui partent à l’est ne vont plus avoir beaucoup d’occasion à nous (les volontaires placés près de Niamey) voir.

A très bientôt (espérons),

Thomas

Par Thomas Leonard
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Dimanche 23 août 2009 7 23 /08 /Août /2009 10:34
Bonjour tout le monde,
Merci pour vos souhaits de bonne anniversaire. J'espere que je peux ecrire davantage dans les semaines qui viennent. Mais en tout cas, je suis sain et sauf en Afrique.

-Thomas
Par Thomas Leonard
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Mercredi 5 août 2009 3 05 /08 /Août /2009 17:26

Dans le cours de systèmes politiques africaines que j'ai suivi ce printemps on a passé quelques jours en examinant les éléments de démocratie et comment les changements de pouvoir en Afrique peuvent indiquer une tendance envers la démocratie ou un pas en arrière. Comme j’ai reçu mon invitation pour aller au Niger pendant le dernier week-end des examens finales, je n’avais aucune idée que vivrai au milieu d’une telle bouleversement dans quelques mois. J’aurais pris de meilleurs notes si j’avais su!

Si vous ne savez pas l’histoire, le président actuel de Niger, Mamadou Tandja, a du quitter son mandat cette année après 10 ans voire deux mandats. Il a décidé cependant que le pays souhaitait lui donner un troisième mandat pour mettre à terme plusieurs grands ouvrages à travers le pays. Pour avoir lui contredit Tandja a dissout l’assemblée nationale et le cours constitutionnel. Il s’est ensuite chargé de créer un nouveau constitution pour légitimer ses actions et se donner trois ans de plus au siège de pouvoir. Le vote d’hier s’est concerné avec le nouveau constitution.

 

Heureusement qu’ici il n’y avait pas grand-chose à dire hier, en ce qui concerne la tranquillité du pays, autrement je ne serais pas ici en vous écrivant. Pour des raisons de sécurité nous avons resté toute la journée dans notre site d’entraînement. Donc j’ai très peu de dire sur les événements d’hier. J’ai entendu que l’opposition restaient silencieux et l’importante armée restait derrière le président. Ce qui j’ai pu constaté dans les semaines précédents était quelque chose de jamais-vu. Pendant le week-end passé à Torodi, une ville de taille moyenne, assis au forgeron sur la route qui court au long de la ville, nous voyons des gendarmes avec fusils et tout arrivent sans prévision confisquer tous les pneus de voisin de forgeron. Le voisin n’était pas présent, or mon ami a vite fait la connexion avec le referendum. Ces derniers jours j’ai passé par une école près de ma famille qui servait comme bureau de vote. La veille des taxis de votes sont parti et retourné, quelques soldats ont surveillé tout, en allongeant sur terre dans le style nigérien ou dans les chaises, tout passait comme habitude. En réalité tout semblait très calme mais le lourdeur de l’événement peut-être dépassait ceux restant sur place. Pour moi qui n’a pas l’habitude de voir des militaires sauf dans les films, la présence militaire semblait excessive. Sur la télévision on a entendu que des chants de « referendum, oui! » ou peut-être le feuilleton brésilien. Je n’ai pas compris les résultats en Hausa ou Djerma ce soir mais le résultat n’a été jamais en question. Tout cela donne sur une autre question, est-ce que la démocratie peut avoir de vigueur dans une société comme la « mienne » ?

- Thomas

Par Thomas Leonard
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Mardi 28 juillet 2009 2 28 /07 /Juil /2009 17:19
Par Thomas Leonard
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